Les atomes d’hydrogène sont les plus petits du tableau périodique. Ils figurent aussi parmi les premiers éléments à émerger, lors de la grande nucléosynthèse primordiale, trois minutes après le Big Bang.
Infimes et insaisissables, ils se glissent partout, s’infiltrent entre les matières, même celles que l’on croit les plus denses, les plus invulnérables. Les métaux eux-mêmes n’y échappent pas : l’hydrogène s’y faufile, ronge, fragmente, fissure.
Et si la fragilité n’était pas une faiblesse, mais une force ? Une invitation à affiner nos perceptions, à nous mettre en veille et en éveil face au monde. Dans une réalité qui classe, ordonne, rigidifie, la fragilité peine à trouver sa place. Pourtant, c’est en elle que réside un levier d’évolution et d’empathie, un soin tourné vers ce qui nous entoure.
La rigidité n’est qu’une illusion de solidité, tandis que la fragilité, fluide et insaisissable, s’infiltre partout, avançant sans relâche, portée par la nécessité même de son mouvement.
Ce travail a été réalisé en collaboration avec Jamaa Bouhattate, chercheuse au laboratoire LaSIE (laboratoire des sciences de l'ingénieur pour l'environnement) de La Rochelle Université, d'après ses recherches sur l'hydrogène et les microstructures.
Ce travail a bénéficié d'une aide de l’État gérée par l'Agence Nationale de la Recherche au titre du Plan France 2030, portant la référence ANR 21EX ES 0010.