La médiathèque Michel Crépeau, équipement culturel communautaire, a pour mission de rendre la culture accessible à tous et dans toute sa diversité.
La médiathèque d'agglomération Michel Crépeau a ouvert ses portes en avril 1998 ; jusqu’à cette date, les collections patrimoniales étaient conservées dans la « bibliothèque d’étude » de la rue Gargoulleau (dans le bâtiment de l’actuel musée des beaux-arts).
En 1606, une première bibliothèque publique est fondée à La Rochelle par les protestants de la ville, mais les collections sont confisquées par Richelieu en 1628, et emportées à la Sorbonne. On a perdu la trace de ce que contenait cette collection, qui constituait l’une des trois premières bibliothèques publiques d’Europe.
C’est à partir de 1750 que les collections actuelles commencent à être rassemblées. Richard Desherbiers donne alors une partie de sa bibliothèque au corps de ville pour la rendre publique. En 1783, la bibliothèque de l’académie de La Rochelle, attenante à la bibliothèque publique située dans l’Hôtel de ville, est unie à celle-ci, bien que les collections enrichies du legs du scientifique rochelais Clément Lafaille, restent propriété de l’Académie.
En 1793, à la Révolution française, un décret déclare les collections et la maison de l’Académie propriétés de l’État. Parallèlement, 31 bibliothèques de communautés religieuses (Oratoire, Jacobins, Cordeliers, Récollets, Dames blanches, Séminaire, etc.) sont confisquées au profit de l’État, et adjointes aux collections de la bibliothèque communale. Celle-ci est instituée par un décret ministériel de 1797 et installée dans l’ancien évêché en 1799.
Ces collections sont parvenues jusqu’à nous en s’enrichissant, au cours des 19e et 20e siècles de dons, legs et achats.
Aujourd’hui encore, des acquisitions régulières de documents anciens complètent le fonds, et les publications actuelles dans le domaine du régionalisme sont conservées dans les collections.
L'artothèque Michel Crépeau est composée d'un fonds de 1 304 oeuvres, dont 1 049 estampes et 255 photographies, de 1950 à nos jours. Ces estampes et photographies représentent toutes les tendances de l'art actuel : art figuratif ou minimaliste, abstraction géométrique, figuration narrative, figuration libre, pop-art, support-surface, nouveaux-réalistes, street-art, photographies contemporaines.
L'artothèque prête ses oeuvres au grand public pour donner l'accès à l'art contemporain au plus grand nombre. Elle prête des oeuvres originales multiples, c'est à- dire des gravures ou des tirages photographiques numérotés et signés par l'artiste.
Les artothèques sont des structures de diffusion d'art contemporain dont l'origine date de 1982. Elles sont dotées de collections d'oeuvres d'art originales, enrichie chaque année par des acquisitions.