En dialogue avec l’architecture et l’environnement des tours de La Rochelle, l'artiste Carole Marchais vous propose de découvrir à la tour de la Chaîne une installation unique créée spécialement : De bâtir, nos cœurs se sont perdus.
Carole Marchais s'est intéressée au lien, à l'interaction entre pierre et végétal, entre patrimoine bâti par l'homme et patrimoine naturel. A partir de ce territoire littoral, mettant en parallèle constructions de pierre et constructions végétales, son attention s'est portée sur le concept de bâtisseur, et de ce que cela pouvait raconter de notre monde.
Les Tours, édifices remarquables de La Rochelle, ont été construites pour protéger la ville, ayant à la fois une fonction défensive et de demeure. Elles ont parfois été détruites sur certaines parties, remaniées, restaurées au cours du temps. Elles sont le symbole d'une mémoire historique et d'une richesse patrimoniale nationale.
Leur environnement a évolué au fil des siècles, la mer qui venait jusqu'aux remparts, les marais, les espaces arborés (parc, esplanade, rue, jardins). L'extension, la densification de la ville, l'évolution des activités portuaires ont eu et ont un impact sur l'évolution de ces espaces et sur la présence végétale.
Les végétaux tant terrestres que marins sont également des bâtisseurs, indispensables à l'équilibre de notre planète. Leur protection, leur maintien, leur développement ou leur disparition ont à voir avec différents enjeux actuels et futurs.
L'installation présentée dans la Tour de la chaîne, est inspirée de ces environnements et des questions qu'ils peuvent portés. Demain, qu'aurions-nous à défendre, qu'aurions-nous à bâtir ?
Dans la construction d'un paysage, Carole Marchais met en jeu, tant dans le dispositif scénique proposé que dans le processus de création, la perspective de construire, de détruire, de réparer ou de dégrader.
Cette exposition bénéficie du soutien d’Atibel.